Chroniques


Lecture

Les Indiens ne disent rien, de Richard Marnier et Aude Morel, éditions Frimousse


La Bibliothèque Municipale vous conseille :
Les cow-boys, les pirates, les mousquetaires, les chevaliers … et autres impitoyables guerriers sont très occupés à faire la guerre avec beaucoup de bruit et de fureur pour impressionner l’ennemi. Les Indiens, eux, ne disent rien … Leurs occupations sont beaucoup plus pacifiques … Un album plein d’humour et de tendresse pour s’amuser et réfléchir aussi sur la violence et sur l’amour. Pour les enfants et ceux qui ont su le rester.

   
 

Les étés de Frédéric Chopin à Nohant, 1839-1846, Yves Henry, Jean-Yves Patte

112 pages - 120 illustrations - 4 CD audio

Le monde entier commémore en 2010 le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin : ce livre vient rappeler, par l’image et par le son, que c’est à Nohant, chez George Sand, qu’il a composé l’essentiel de son œuvre pianistique.
Le musicien y séjourne sept étés entre 1839 et 1846, loin de l’agitation parisienne, dans une maison largement ouverte par son hôtesse aux artistes, écrivains, philosophes et penseurs parmi les plus connus de son temps. Il y compose (ou termine) la plupart des chefs-d’œuvre de la maturité, notamment sa célèbre Sonate n°2 op.35 dite « Funèbre », la 3ème Sonate op.58, la Tarentelle, la Fantaisie op.49, la Berceuse, la Barcarolle, de nombreux Nocturnes, trois Nouvelles Etudes, douze Mazurkas, deux Ballades, deux Scherzo, trois Impromptus, trois Valses et deux Polonaises.
Cet ouvrage superbement illustré et documenté réunit des textes critiques, des extraits de la correspondance de Chopin, de celle de Sand, du livre qu’écrivit Franz Liszt sur son ami et, en quatre CD audio, l’intégrale de l’œuvre pour piano composée par Chopin à Nohant.
Ouvrage à emprunter à la Bibliothèque municipale.

   
 

Il était une fois deux oies dans une maison en feu, Martin Baltscheit, Ronana Badel, éditions Glénat

La bibliothèque vous conseille …

un album pour enfants plein d’humour et que les grands auront aussi plaisir à leur lire et raconter :
« Il était une fois deux oies dans une maison en feu », Martin Baltscheit et Ronana Badel, texte français de Bernard Friot, éditions Glénat, « collection p’tit Glénat » :
Deux oies très bêtes mettent le feu à leur maison en se faisant cuire leurs œufs ! Comment faire pour éteindre le feu ? Elles demanderaient bien de l’aide à leurs amis, mais … le chien est trop paresseux, la vache est trop mollassonne, le renard mange les oies … bref, personne ne trouve grâce à leurs yeux. Et pendant ce temps, la maison brûle, les oies finissent grillées ! Et leurs amis tout tristes se demandent pourquoi elles ne les ont pas appelés à l’aide, ils seraient venus volontiers, mais voilà … elles étaient trop bêtes ! Le dessinateur termine l’histoire l’album sur une surprise … alors découvrez vite ce livre à la bibliothèque !

   
 


Recettes

La pompe aux pommes de Marie-Claude

La pompe aux pommes est un gâteau typique de notre région, voici la recette de Marie-Claude :

Prendre une tourtière de 28 cm de diamètre ; en garnir le fond d’une pâte faite avec 200g de farine, 1 œuf, 30 ml d’huile, 30 ml d’eau chaude. Mettre sur cette pâte 2 kg de pommes épluchées et coupées en morceaux. Recouvrir d’un couvercle de pâte faite avec 150 g de farine, 1 œuf, 25 ml d’huile, 25 ml d’eau chaude. Souder les bords des deux pâtes, faire une petite cheminée, dorer à l’œuf. Faire cuire environ 35 minutes. Bon appétit !

   
 


Portraits

Ernest Brugièregarde : monteur de couteaux aux Phants

Je suis né aux Phants, le 9 octobre 1929. Mon père était coutelier, il s’appelait Jules -Guillaume, il avait été meunier (au bord de la Jalonne). Son père aussi. Le père de ma mère était coutelier : il s’appelait Guillaume Verdier, on appelait la maison de mon grand-père : « chez Guillaume ». Ma mère s’appelait Anna Verdier.

Mon père faisait des couteaux de table ; comme son beau-père faisait des couteaux fermants, il a fait pareil. Ils amenaient les couteaux à Thiers avec un âne. Il travaillait pour Issard (la Monnerie), Gimel-Bargeon (Thiers). Chez Gimel et Issard, c’ était de très beaux couteaux. Moi aussi j’ai travaillé pour eux, et pour Cartailler-Deluc et, Begon-Chevalérias. J’ai eu aussi comme patrons Ducher à la Monnerie et David à Saint-Rémy.

Je faisais du couteau « suisse », du couteau « navette », plusieurs modèles, de 1 à 11 pièces. Un employé amenait les fournitures et venait chercher les couteaux. Après l’âne, c’était avec une voiture. Le commissionnaire était Faye, d’Arconsat. Il faisait les Cros, la Piaux, les Hommades, les Phants, Choux … Il descendait le jeudi, il amenait 2 ou 3 personnes qui allaient voir le patron. Après Faye, on allait chez Chazeau. Il faisait café, marchand de poissons, transport. Après, ce sont les patrons qui sont venus apporter la marchandise et chercher les couteaux.

Je faisais le perçage avec le bâton d’arcelet, puis la perceuse. Comme machine, j’avais une calibreuse pour les manches, mais on finissait à la main. Pour les cornes de cerf, on les faisait bouillir dans l’eau, puis on les tenait dans un appareil pour les planer à la râpe, ou à l’ « iquouéno » , plus tard à la toupie. On achetait ce matériel chez Boudal. J’avais un établi, un étau, une lime. Pour clouer, une enclume et un marteau. On travaillait à 3 : mon père, mon frère Paul (né en 1927) et moi. Paul a fait aussi le coutelier toute sa vie.

Pour Begon-Chevalérias, j’ai fait du couteau de chasse et du poignard. Avec Gimel, c’était dur pour faire le prix, il fallait marchander, il était dur en affaires, mais après c’était bon. Quand on quittait le patron, on avait une prime de départ. Moi, j’ai arrêté à 60 ans, en 1989. C’était facile de reconstituer ma carrière, tout était noté.
Je travaillais la corne, le cerf, la nacre, l’ivoire, l’écaille. Le bois, c’est moins beau, c’est meilleur marché. Une bonne partie de ces couteaux allait dans les vitrines, pour les collectionneurs ; le reste c’était pour les chasseurs.

Je faisais partie du syndicat des travailleurs à domicile. Le premier responsable était Descouzon, puis Robert Girard, des Sarraix. Ils ont fait ce qu’ils ont pu , mais les patrons nous ont quand même plumés. On se voyait souvent avec les autres couteliers, comme camarades, on jouait aux cartes, à la belote, après les réunions on faisait quelques repas. On ne comptait pas les heures, on travaillait le dimanche. Les loisirs, on n’en avait pas beaucoup. Mes parents avaient 2 vaches et faisaient des couteaux. Tous les petits paysans aux Phants étaient aussi des artisans. Tout le monde faisait des couteaux, du montage. Quand je rentrais de l’école, je gardais les cochons. Après mon mariage j’ai aidé mon beau-père pour sa ferme. Je suis parti en vacances après la retraite. J’allais à la pêche ou aux champignons avant le boulot (entre 5h et 8h).
Le savoir-faire est venu de famille. Mon grand-père était très bon : il savait faire une porte, un meuble, un cercueil. Il ne savait pas écrire, mais compter pour les couteaux. Le village des Phants était réputé dans la région pour le montage.








       
 


Divers



retour en haut de la page